Rencontre avec Bronco Knowledge

Bronco Knowledge est un jamaïcain qui a grandi et joué aux côtés des plus grands noms de la musique reggae. Artiste reconnu dans son pays et en Angleterre, il est aujourd’hui l’un des personnages incontournables de la ville rose, où il partage son talent avec les passants. 

Afin de connaître son histoire et d’en savoir plus sur son parcours, je pars à sa rencontre.

Crédit photo : El Mouch

Crédit photo : El Mouch

Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ?

Bronco : « Je suis né à Kingston, où j‘ai grandi dans le quartier de Trenchtown aux cotés de nombreuses légendes de la musique comme Alton Elis et Bob MarleyMon nom d’artiste est Bronco Knowledge, parce que j’étais un des membres originaux du célèbre groupe de musique reggae The knowledge, dans les années 70. Je chantais et je jouais de la guitare. »

 Comment avez-vous appris la musique ?

« […] J’ai appris la guitare avec Vincent Ford, celui-là même qui a enseigné la guitare à Bob Marley et écrit No woman no cry.« 

B : « C’est un don que j’ai depuis l’enfance. Ma première passion a été la danse. Je me suis très vite fait remarquer et je suis devenu l’un des meilleurs danseurs de mon pays. Puis j’ai découvert la musique grâce à mon oncle, qui était l’un des premiers chanteurs reggae à avoir enregistré un disque en Jamaïque. Et enfin j’ai appris la guitare avec Vincent Ford, celui-là même qui a enseigné la guitare à Bob Marley et écrit la célèbre chanson No woman no cry. »

Était-ce facile de faire de la musique en Jamaïque durant votre jeunesse ?

« Je me souviens très bien du jour où Bob Marley s’est fait tirer dessus. »

B : « À l’époque, la situation pour les rastafari était difficile. Entre les années 50 et 80 les politiciens abusaient de nous, ils nous accusaient d’être des truands, des membres de gangs… Ils ont tué beaucoup de ceux que je considérais comme mes frères et sœurs. Je me souviens même très bien du jour où Bob Marley s’est fait tirer dessus. Malgré ces menaces je suis resté dans mon pays, pour me battre pour la liberté à travers mes chansons. »

Pourquoi avoir quitté la Jamaïque, finalement ?

« Aujourd’hui mon but est de répandre la culture rasta sur la terre, tout comme Bob Marley le souhaitait. »

B : « J’ai fini par partir parce que mon pays était devenu trop petit, je voulais partager ma musique et mon savoir à travers le monde. Aujourd’hui mon but est de répandre la culture rasta sur la terre, tout comme Bob Marley le souhaitait. Mais je n’ai pas oublié mes racines, même si je ne suis pas retourné en Jamaïque depuis longtemps. »

Pourquoi avoir décidé de venir vivre à Toulouse ?

« […] En arrivant à Toulouse, j’ai eu un véritable coup de cœur pour la ville et  ses habitants. »

B : En 2000 j’ai donné un concert en Angleterre, à la suite duquel je suis resté vivre dix ans dans ce pays. Pendant cette période j’ai rencontré une musicienne française qui est devenu ma femme et la mère de mes deux enfants. En 2010, nous avons décidé de partir parcourir la France pour y donner une série de petits concerts et, en arrivant à Toulouse, j’ai eu un véritable coup de cœur pour la ville et ses habitants. Alors j’ai décidé de m’y installer et d’y élever mes enfants. »

Arrivez-vous à vivre de votre musique ?

« Je gagne de l’argent en vendant mes albums aux passants. »

B : « Je n’ai jamais eu de patron, mon seul patron c’est la musique. Je joue dans la rue par plaisir. Je gagne de l’argent en vendant mes albums aux passants. Je donne toujours des concerts en France et à l’étranger et je joue également régulièrement dans des salles de concerts Toulousaines, comme La Dynamo. Ma musique me permet de payer mon loyer et d’élever convenablement mes enfants. »

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Crédit photo : El Mouch

Pourquoi aimez-vous jouer dans les rues Toulousaines ?

 « […] Mon plus grand bonheur c’est de voir les enfants danser sur mes airs de guitare. »

B : « Je joue dans la rue par plaisir, pour les rencontres que cela m’apporte. Je chante pour donner ou redonner le sourire aux passants et mon plus grand bonheur c’est de voir les enfants danser sur mes airs de guitare. Jouer dans les rues, pour moi, c’est aussi un moyen de promouvoir mes albums sans dépendre des grands labels. »

De quoi parlent vos chansons ?

B : « Mes chansons transmettent les valeurs rastafari : tolérance, paix, justice, amour… Elles parlent de joie de vivre et d’espoir. D’ailleurs en ce moment je travaille sur de nouveaux morceaux pour mon prochain album : The revelation of Knowledge. »

Un mot pour la fin ?

B : « Suivez vos rêves, ne laissez rien ni personne vous y faire renoncer ! » 

Propos recueillis par Le Chat et traduits par Charousse.

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